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-Février 2021 : Toile blanche et inspiration

-Avril 2021 : Comment savoir si j'ai fini une toile

-Mai 2021 : La peinture à l'huile hydrosoluble, avec une vidéo de fanny Duhaime qui l'utilise.

-Juillet 2021 : Les personnages et le confinement


Les personnages et le confinement

En juin en atelier collectif, j'ai travaillé les personnages. En cherchant des idées, des inspirations chez les peintres pro, sans y réfléchir je me suis inspirée des toiles de Edward Hopper . C'est un peintre américain né en 1882. Il est considéré comme l’un des représentants du réalisme américain, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Il peint , entre autres, des séries de personnages dans des intérieurs (série Window paintings : maison, chambre, café, train...), les décors sont épurés pour se concentrer sur les émotions de ces personnages.

J'ai donc commencé une série de peintures en me racontant l'histoire de ce personnage bloqué dans son intérieur au sens propre comme au figuré. Ses habitudes sont modifiées, il doit repenser, se réadapter à ce nouveau contexte, alors que faire ? Comment agir tout en restant immobile ?(voir Galerie Huile/portrait et personnage) intitulée Intérieur vague 1, vague 2, vague 3  . Cela parlera, sans doute à chacun d'entre nous ;-)

En savoir plus sur les oeuvres de E Hopper, c'est ici 

  • 202106 Serie Interieur vague1
  • 202106 Serie Interieur vague2
  • 202106 Serie Interieur vague3

La peinture à l’huile hydrosoluble : ça y est je m’y mets !

Mai 2021

Il y a quelques temps, j’ai racheté des tubes de couleurs à l’huile que je n’avais plus et comme en magasin il n’y avait plus la marque que j’utilisais habituellement, je me suis trompée en achetant de la peinture Winsor et Newton Artisan, donc hydrosoluble (sur le tube de 37 ml c’est marqué en petit ‘water mixable’ et pourtant je comprends l’anglais mais là, je n’avais pas dû mettre mes lunettes ;-)

Il faut dire que dans mon cours collectif, notre enseignante ne nous propose pas d’utiliser les diluants et les mediums à peindre. Comme nous allons peindre une fois par semaine, nous peignons ‘dans le frais’ pendant la séance, et puis la couche de peinture « sèche/durcit » finalement d’une semaine sur l’autre.

Pour ma pratique à la maison, depuis un certain temps, je me posais des questions sur les produits complémentaires à utiliser avec la peinture à l’huile : pour nettoyer les pinceaux, pour fluidifier la peinture un peu épaisse pour les détails, accélérer ou retarder le temps de séchage. J’ai commencé à me renseigner sur les caractéristiques de chaque produit, ce qui me dérangeait fortement c’est la toxicité des produits que ce soit pour sa santé et pour l’impact sur l’environnement.

Donc j’ai seulement utilisé le produit de Sennelier Green for Oil (biodégradable, non toxique) pour diluer un peu la peinture sortie du tube soit en 1ere couche pour le fond, soit sur les détails. Etant une adepte de la peinture ‘alla prima/ dans le frais’ et finissant un tableau en 5 à 6 séances maxi, je n’éprouve pas le besoin (et cela ne m’attire pas) de me transformer en « petit chimiste » pour des préparations de % d’essence et huile, etc.

Donc c’est décidé, puisque j’ai quelques tubes Artisan, hydrosolubles, je vais peindre ainsi. J’ai cherché sur le Web des informations complémentaires sur cette peinture : on peut donc nettoyer ses brosses, pinceaux avec de l’eau et du savon (le savon de marseille ou savon noir) et on peut donc fluidifier un peu la peinture sortie du tube avec un peu d’eau : la peinture devient plus transparente et on peut faire des glacis.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez les conseils de Fanny Duhaime, peintre et enseignante, et regardez sa démo. Elle l’utilise depuis plusieurs années. C'est ici

Le fabricant Winsor et Newton a développé et complété les tubes de peintures Artisan, quand même, avec des diluants et des mediums et des vernis (toujours hydrosolubles et non toxiques) car cette peinture reste bien et a les mêmes caractéristiques (pigments avec du liant huile de lin modifié, de colza ; principe du gras sur maigre ; siccativation/durcissement, etc) que la peinture à l’huile ‘classique’.

Bonne découverte ! 

Comment savoir si j'ai fini une toile ?

Avril 2021

Dernièrement j’ai peint une toile à l’huile représentant une prise de vue d’en haut : une embouchure de fleuves, de rivières se jetant dans l’océan. J’ai choisi cette photo car les formes en ‘arabesque’ et la palette de couleur me plaisaient : j’avais hâte de représenter les différents bleu/vert de l’eau en alternant avec les beiges naturels du sable. Ce type de peinture me permet de m’éloigner petit à petit du figuratif et de me détacher de l’image de référence.

Voici pour mieux se rendre compte de l’évolution du tableau, les étapes de chaque session.

  • J’esquisse rapidement l’emplacement des motifs, je travaille les aplats de couleurs avec mes grosses brosses et couteaux (n°1).
  • Ensuite je poursuis en travaillant par zone (n° 2, 3) : j’ai placé dans le quart haut à droite ce qui est le point focal, pour moi, ce qui va être le plus détaillé : un ensemble d’eau bleu/vert, de sable (beige) de terre (mélange de pigments bleu et ombre brulée). Le Vert jaune (couleur plus chaude ) est placé là pour attirer d’abord l’œil du spectateur avant qu’il vagabonde vers les autres teintes et les autres formes…J’alterne mon travail dans le plus ou moins frais (je n’attends pas que la peinture durcisse/sèche) ce qui me permet de retravailler les estompes, le flou, le mélange des teintes sur la toile.
  • Puis je commence (n°4, 5) à utiliser mes couteaux à palette pour placer mes effets de textures sur certains endroits de bleu, de beige, de terre. Je fais ressortir certaines valeurs plus foncées et des contrastes pour accentuer ici et là. Je fonce et ‘bleuie’ un peu plus le haut de la toile car je trouve que l’on identifiera mieux l’océan ainsi en comparaison des cours d’eau, plus bleu/vert, qui s’y jettent.
  • Et enfin, dernier jet, peut-être (n°5)…je place au couteau des teintes plus claires et notamment l’écume de l’eau sur l’océan. Je place au pinceau très fin des traces nuancées sur le sable comme des sillages de sédiments, d’alluvion déposés au fil du temps.
  • 2021 03 mer fleuve et sable etape1
  • 2021 03 mer fleuve et sable etape2
  • 2021 03 mer fleuve et sable etape3
  • 2021 03 mer fleuve et sable etape4
  • 2021 03 mer fleuve et sable etape5

Est-ce que j’ai terminé le dernier coup de brosse, de couteau ? Je m’éloigne de quelques pas, de plusieurs mètres du chevalet pour analyser, juger des effets globalement et zone à zone.

Je le laisse dans une pièce à part pour le regarder de nouveau quelques jours après pour savoir s’il faudra y retoucher …ou pas.

 Toile blanche et inspiration

février 2021

Ah comment trouver l'inspiration ? 

Souvent je trouve une idée mais il se passe plusieurs jours pour que le sujet se dessine (ou pas) vraiment dans ma tête et se concrétise : une harmonie colorée, des formes en mouvement, une perspective, des aplats etc. 

Puis je me lance sur la toile, souvent pour les peintures à l'huile, je réalise en un jet et "dans le frais" mon fond initial (sans un croquis détaillé) je pose au couteau à palette, et laisse tel quel ou bien je reviens travailler, ajouter de la matière en supplément, nuancer les valeurs, lisser avec mes brosses. Les jours suivants je retravaille le fond par zone et ensuite les détails avec mes plus petites brosses. Au final j'apporte les rehauts pour la lumière ou pour les ombres, souvent un dernier coup de couteau à palette.

Pour réaliser mes aquarelles et huiles, je m'inspire de mes visites de musées, expositions, voyages, documentaires, films, vidéos, de photos personnelles ou bien de photos en libres accès sur le Web.

Dernièrement je me suis inspirée de vues du ciel (delta, embouchure de lac, rivière, mer, etc) pour des peintures réalisées à l'huile, cela m'a permis de travailler plus sur l'abstrait et l'imaginaire, je vais continuer à explorer cette piste.

2021 vue du ciel embouchure

2021 vue du ciel lac

2021 vue du ciel mer fleuve et sable

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